5-1-4. Henri Poincaré to Aline Poincaré

[premier semestre 1874]

Ma chère Liline,

Je pense que, quand tu recevras cette lettre, maman ne sera plus à Nancy. Ta dernière lettre m’a fort effrayé ; je ne croyais pas jusqu’à présent que les choses en étaient là ; on m’avait dit 8 mois. J’écris en même temps à maman.

Événements nuls ; aucune notification officielle de l’arrivée de l’oncle Antoni. Hier je suis sorti chez les Rinck. Nous avons d’abord été rue St Lazare 81 pour faire photographier Élie [Rinck] ; puis à la messe, puis on a formé le projet d’aller au Jardin d’Acclimatation ; mais nous avons été entièrement rats ( ?) tant de bus que de sapins. Nous avons alors été au Salon dont c’est la clôture. Puis nous sommes retournés au bercail pour nous diriger de là vers le Châtelet, théâtre aimé des Rinck ; c’est là que j’ai vu la pièce nulle et [laïussative ?] qui fait fureur et qu’on appelle Les Deux Orphelines. Heureusement on en a pour son argent.

Pour le moment, je suis [mot ill.] Donne des nouvelles.

AL 1p. En-tête de l’École Polytechnique. Collection particulière, 75017 Paris.

Last edit: 8.05.2016