5-2-2. Henri Poincaré to Eugénie Launois

[Janvier 1875]

Ma chère maman,

Je suis sorti dimanche chez madame Rinck. J’ai été l’après-midi chez madame Vallet et chez madame Batail. D’ailleurs rien de particulier. Élie n’a pas pu venir parce qu’il avait un jodot à finir. Ce n’est pas du tout un secret que M. Rinck doit aller à Fontainebleau ; il cherche à sous-louer son appartement ; il vient à chaque instant des amateurs, mais il n’en revient pas. J’ai attrapé une consigne pour mercredi pour ne pas avoir rangé mes affaires.

J’ai été hier à l’op ; nous étions 45. C’est réellement très chic, plus chic qu’on ne pouvait s’y attendre. Ce qu’il y a de plus nègre c’est le grand escalier ; en bas il y a un jet d’eau ; de là on voit des perspec épatantes sur les corris du haut avec des voûtes très chiques. Puis l’escalier avec des systèmes en onyx et en porphyre ; tout autour des corris et des balcons donnant sur l’escalier et communiquant avec les différentes places. En haut quatre fresques.

Sur tout l’établissement, à l’exception de l’escalier, il n’y a que de l’or, des mosaïques ; principalement au foyer, au foyer de la danse etc. Seulement la salle n’est pas tout à fait assez éclairée.

AL 2p. En-tête de l’École Polytechnique. Collection particulière, Paris. B24.

Last edit: 28.09.2014