H. Poincaré to Jean-Albert Gauthier-Villars

[05.11.1895]11L’enveloppe adressée à “Monsieur Gauthier-Villars, Editeur, 55 Quai des Grands Augustins, Paris” porte le tampon de la poste : “PARIS 6 – R. DE VAUGIRARD – 5 NOV 95”. Alors que le manuscrit porte une annotation de main inconnue, “Rép. 12 nov. 95”, la lettre de réponse de Gauthier-Villars nous manque.

Monsieur et Cher Camarade,

Il y a quelques mois vous m’avez dit que vous seriez disposé à publier le troisième volume de mon traité de Mécanique Céleste dans les mêmes conditions que les deux premiers. Seriez-vous assez bon pour me faire savoir si vos intentions sont toujours les mêmes. Dans ce cas je me mettrais immédiatement au travail.

Ce troisième volume aurait à peu prés les mêmes dimensions que les deux premiers et serait le dernier de l’ouvrage.

Est-il nécessaire de faire un nouveau traité ?22La question du besoin d’un nouveau contrat se pose en novembre 1895, alors que la maison d’édition Gauthier-Villars a fait paraître les deux premiers tomes des Méthodes nouvelles de la mécanique céleste en 1892 et en 1893, respectivement (Poincaré 1892, 1893). Le troisième – et dernier – tome paraîtra chez Gauthier-Villars quatre ans plus tard (Poincaré 1899).

Veuillez agréer, Monsieur et cher Camarade, l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Poincaré

ALS 2p. Collection particulière, Paris.

Time-stamp: "11.07.2014 00:07"

Références