3-22. Maurice Hamy

Maurice Hamy (1861–1936) a fait ses études en mathématiques et en physique à la Faculté des sciences de Paris, et en 1884 il fut nommé élève astronome à l’Observatoire de Paris. Après avoir soutenu une thèse à la Faculté des sciences de Paris sur la figure des corps célestes (1887), Hamy fut nommé aide astronome en 1887, et astronome adjoint en 1893, avant d’obtenir le Prix Lalande de l’Académie des sciences de Paris en 1895. Suite au départ de l’Observatoire de Paris en 1897 d’Henri Deslandres à l’Observatoire de Meudon, le directeur de l’Observatoire de Paris, Maurice Lœwy a chargé Hamy à réorganiser le service d’astronomie physique. Après le décès du beau-frère de Hamy, l’astronome Octave Callandreau, Hamy est devenu astronome titulaire en 1904.

Répétiteur de physique à l’École polytechnique à partir de 1902, Hamy fut élu à l’Académie des sciences de Paris (section d’astronomie) en 1908, et il est devenu membre du Bureau des longitudes en 1916 (Lévy 1972; Véron 2016; Le Gars 2007).

La lettre de Hamy à Poincaré que nous publions ici (§ 3-22-2), a dû accompagner un manuscrit que Hamy voulait faire paraître dans le Bulletin astronomique, à propos d’une technique d’amortissement de vibrations d’un bain de mercure (Hamy 1897, 1898). Les mesures méridiennes se faisaient à travers l’observation de la surface d’un bain de mercure, une technique sensible aux vibrations du sol, surtout en ville. Dans sa Notice sommaire sur ses travaux (1902), Hamy note que sa contribution a été motivée par Lœwy :

Sur la demande de M. Lœwy, j’ai cherché à réaliser un système de bain à couche épaisse, insensible aux trépidations du sol. L’étude analytique de différents dispositifs m’a fait voir qu’en suspendant une cuvette, de forme convenable et suffisamment lourde, à des ressorts susceptibles de subir un grand allongement, il est possible, sous certaines conditions d’amortissement, de réduire, dans des proportions considérables et pratiquement complètes, les effets de l’instabilité du sol. L’expérience à vérifié ces conséquences de la théorie à tel point que les observations du nadir, dans les opérations de la détermination de la différence de longitude entre Paris et Greenwich, ont été faites avec des bains de mercure à couche épaisse de mon système [… ]. (Hamy 1902, 12–13)

Le sujet de l’article de Hamy devait intéresser Poincaré à deux titres aux moins : en tant que rédacteur en chef du Bulletin astronomique, et membre du Bureau des longitudes.11À propos des opérations liées à la mesure de la différence de longitude entre Paris et Greenwich, voir la correspondance entre Poincaré et William Christie. Par ailleurs, quelques années plus tard, dans le cadre des expériences de Victor Crémieu, Poincaré a fait lui-même la théorie d’un instrument de mesure : la balance quadrifilaire (Walter 2007, § 2-17-19).

Time-stamp: " 4.09.2016 02:16"

Références