1-1-221. H. Poincaré to Gösta Mittag-Leffler

[9/6/1905]11Date du cachet de la poste de Berlin. Paris-? — Berlin-9 juin 1905.

Mon cher ami,

J’ai pris hier mon billet au Nord Express pour le 15 ; je serai donc à Stockholm le 17 au matin.22Au moment de son départ, le 15 juin, Poincaré envoie un télégramme “Je pars – Poincaré” (IML Poincaré 131).

Conformément à votre avis, je vais écrire au Chargé d’Affaires.

Vous me dites que vous n’avez pas reçu de lettre de moi via Gardone. Je vous croyais rentré à Stockholm et c’est là / que je vous ai écrit au sujet des tirages à part que vous réclamiez à Hermann. Pour la plupart des articles signalés dans votre note, il n’a pas été fait de tirages à part ou ils sont épuisés. Pour d’autres j’en ai retrouvés que je vous ai envoyés.

Pour d’autres encore, j’espère que Hermann les retrouvera et je lui donnerai à ce sujet, à mon retour les indications nécessaires.

Les reliures sont terminées, je pense que cela pourra aller.

J’espère que les événements politiques ne vont pas marcher assez vite pour m’empêcher d’aller en Norvège ?33Poincaré fait allusion à la sécession de la Norvège. En effet, cette dernière était en train de rompre l’association qui l’unissait à la Suède. En 1813, celle-ci attaquait le Danemark qui colonisait jusqu’alors la Norvège. L’union entre la Suède et la Norvège fut imposée à cette dernière en 1814, après la défaite du Danemark. Néanmoins, elle put disposer de sa propre constitution. Cette union perdura jusqu’en 1905, date à laquelle le roi Oscar fut contraint d’abandonner son titre de roi de Norvège.

A bientôt, et merci pour tout ce que vous avez fait.

Votre ami dévoué,

Poincaré

ALS 2p. IML 130, Mittag-Leffler Archives, Djursholm.