Alexandre Ribot to H. Poincaré

Paris, 14 avril 1907

Mon cher confrère,

J’ai trouvé votre carte en arrivant chez moi. Vous êtes venu sans doute pour m’annoncer que vous serez candidat au fauteuil de M. Berthelot à l’Académie française. C’est une succession qui ne peut mieux échoir qu’à vous et que personne ne vous disputera. Votre élection me paraît donc certaine. Je n’en serai pas moins fier de pouvoir y contribuer pour ma faible part. Croyez, je vous prie, en mes sentiments bien dévoués.

T. Ribot

J’aurais été heureux de voter pour votre cousin, s’il eût été candidat mais j’espère qu’il n’attendra pas longtemps.

ALS 2p. Collection particulière, Paris 75017.

Time-stamp: " 4.05.2019 02:20"