5-2-4. Henri Poincaré to Eugénie Launois

[15 Novembre 1874]

Maman,

Je reste aujourd’hui à l’X parce que tout mon caser a gobé 3 consignes. Voici dans quelles circonstances. Depuis longtemps la promoss en voulait au pitaine Dhombres, qui était de semaine ; et comme on chahutait au réfec il y venait tous les soirs pour nous museler, accompagné de nombreux basoffs, car la disposition du réfec, très favorable à la défense exigeait des forces considérables. Or vendredi soir, au moment où le pitaine arrive, tout le monde se lève et quitte le réfec. Rogne de Palot. Le soir il pince quatre types chantant à la porte du caser et il consigne tout le caser.

J’ai reçu mon vin de quinquina.

Ajourd’hui les cotes viennent d’avoir lieu. On avait demandé l’amphi jeudi ; hier le colo déclare que tant que nous ne serions pas sages, il n’accorderait pas l’amphi. Après maintes délibérations, on a décidé que l’on les ferait aujourd’hui au billard. Au dernier moment, à la revue, on m’a prévenu qu’on donnait l’amphi. On a donc fait les cotes à l’amphi. Les jésuites ne sont pas venus. On a fait monter Gonzalve sur des planches parce qu’il était en fumiste et qu’on le prenait pour le major de queue.

M. et Mme Rinck sont aujourd’hui à Bleau pour voir Élie.

AL 2p. En-tête de l’École Polytechnique. Collection particulière, Paris. B4.

Last edit: 28.09.2014