2-6. Vilhelm Bjerknes

Vilhelm Bjerknes (1862–1951), physicien norvégien, est le fils d’un professeur de mathématiques appliquées à l’Université de Kristiania (aujourd’hui Oslo), Carl Anton Bjerknes (1825–1903). Après des études à Kristiania, Bjerknes reçoit une bourse d’études qui lui permet de poursuivre ses études, d’abord à Paris en 1889, où il entend les cours de Poincaré sur l’électricité, et prend connaissance des travaux de Hertz.11Les notes prises par Bjerknes lors du cours de Poincaré sont conservées à la bibliotheque de l’Université d’Oslo. Désirant apprendre à réaliser les expériences de Hertz avec des moyens simples, il s’adresse directement à Hertz qui essaie de le dissuader de venir auprès de lui en arguant que l’Institut de Physique a peu de moyens. Bjerknes est pourtant devenu son assistant et principal collaborateur scientifique à l’Université de Bonn pendant les années 1890–1891. Pendant ce temps, il effectue des recherches sur l’amortissement des ondes électromagnétiques. Son travail sur la résonance dans les circuits oscillants, admiré par Poincaré, contribue à la compréhension des expériences de Hertz.22Bjerknes (1891); Nabonnand, dir. (1999, § 1-1-114). Bjerknes participe à la discussion du problème de la résonance multiple soulevé par Sarasin et de la Rive, monté en épingle par Cornu en 1890. Il soutient sa thèse à Kristiania en 1892, et enseigne à la Högskola de Stockholm.

Nommé professeur de mécanique appliquée et de physique mathématique à l’Université de Stockholm en 1895 avec l’appui de Poincaré et Paul Appell (voir leur rapport, § 2-62-3), il fait des recherches en hydrodynamique (dans la succession des travaux de son père), et généralise les propositions de William Thomson et de Hermann von Helmholtz aux mouvements de l’atmosphère et de l’océan.33Bjerknes a envoyé à Poincaré le premier tome de son ouvrage sur les forces hydrodynamiques (Bjerknes 1900), que celui-ci a présenté à l’Académie des sciences de Paris (Poincaré 1900). Il revient à Kristiania en 1907 où il développe la météorologie dynamique. En 1912, il devient professeur de géophysique à Leipzig et président de l’Institut de géophysique. Il rentre en Norvège à Bergen en 1917 à la demande de Fridtjof Nansen pour créer l’Institut de géophysique. En 1926, il retourne à l’université d’Oslo.44Sur la vie et les travaux météorologiques de Bjerknes, voir le DSB, Friedman (1989), et Kutzbach (1979).

Time-stamp: "24.01.2017 13:02"

Références

  • V. F. K. Bjerknes (1891) Über die Erscheinung der multiplen Resonanz electrischer Wellen. Annalen der Physik und Chemie 44, pp. 92–101. External Links: Link Cited by: 2-6. Vilhelm Bjerknes.
  • V. F. K. Bjerknes (1900) Vorlesungen über hydrodynamische Fernkräfte nach C. A. Bjerknes’ Theorie. Barth, Leipzig. External Links: Link Cited by: 2-6. Vilhelm Bjerknes.
  • R. M. Friedman (1989) Appropriating the Weather: Vilhelm Bjerknes and the Construction of a Modern Meteorology. Cornell University Press, Ithaca. External Links: Link Cited by: 2-6. Vilhelm Bjerknes.
  • G. Kutzbach (1979) The Thermal Theory of Cyclones: A History of Meteorological Thought in the 19th Century. American Meteorological Society, Boston. Cited by: 2-6. Vilhelm Bjerknes.
  • P. Nabonnand (Ed.) (1999) La correspondance d’Henri Poincaré, Volume 1: La correspondance entre Henri Poincaré et Gösta Mittag-Leffler. Birkhäuser, Basel. External Links: Link Cited by: 2-6. Vilhelm Bjerknes.
  • H. Poincaré (1900) Présentation d’un Ouvrage de M. V. Bjerknes intitulé : Vorlesungen über hydrodynamische Fernkräfte. Comptes rendus hebdomadaires de l’Académie des sciences de Paris 130, pp. 25. External Links: Link Cited by: 2-6. Vilhelm Bjerknes.