2-39. Élie Mascart

Élie Mascart (1837–1908) entra à l’École normale supérieure en 1858, où il a suivi les cours d’Émile Verdet (1824–1866). Agrégé de physique en 1861, il fut engagé comme agrégé-préparateur d’histoire naturelle à cette même école. Il soutint sa thèse sur la détermination des longueurs d’onde des rayons ultra-violet du spectre solaire en 1864, et se maria avec la fille aînée d’un professeur de l’École normale, Charles Briot (1817–1882).11Les filles de Mascart ont épousé des scientifiques parisiens: Mathilde fut l’épouse de Marcel Bertrand, et Charlotte fut l’épouse de Marcel Brillouin. Pendant quatre ans, Mascart était professeur dans l’enseignement secondaire, avant d’être engagé comme l’assistant de Victor Regnault au Collège de France. A partir de 1870, il a entrepris des recherches afin de répondre à la question posée par l’Académie des sciences de Paris pour le Grand prix des sciences mathématiques, sur les modifications qu’éprouve la lumière par suite du mouvement de la source lumineuse et du mouvement de l’observateur. Il conclut que le mouvement de translation de la terre n’a pas d’influence appréciable sur le phénomènes d’optique provenant d’une source lumineuse terrestre, jusqu’au premier ordre d’approximation en v/c, où v est la vitesse de la terre par rapport à l’éther, et c désigne la vitesse de propagation de la lumière dans le vide. Son mémoire fut accordé le Grand prix en 1874; son résultat inspira d’autres expérimentateurs (dont A.A. Michelson) pour pousser la précision des expériences jusqu’au second ordre d’approximation en v/c.22Sur les expériences de Mascart, voir la thèse d’Oliveira (1992).

Mascart succéda à Regnault comme titulaire de la chaire de physique générale et expérimentale du Collège de France en 1872. Il s’impliqua alors dans l’organisation des services météorologiques, la standardisation des unités électriques, ainsi que des travaux de théorisation des dynamos. Il devint membre de l’Académie des sciences de Paris en 1884, succédant à Jules Jamin, dans la section de physique générale. Il fut élu vice-président de l’Académie des sciences en 1903, et président en 1904. A partir de 1903, Mascart se fit suppléer au Collège de France par Paul Langevin, qui lui succéda à son décès.

Time-stamp: " 1.09.2017 23:59"

Références

  • M. P. P. d. Oliveira (1992) Élie Mascart et l’optique des corps en mouvement. Ph.D. Thesis, Université de Paris 7, Paris. Cited by: 2-39. Élie Mascart.